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Psychosomatique – Une Vision Holistique Et Phénoménologique-Existentielle

  • brandaolenise
  • 29 de set. de 2024
  • 14 min de leitura

Selon Brandão (2000), il existe des idées fausses sur le terme psychosomatique. Certains pensent que si une maladie particulière est considerée comme psychosomatique, cela signifie qu’elle n’existe que dans la tête du patient. Sous l’influence de la psychanalyse, d’autres pensent que la maladie psychosomatique est causée par des motifs inconscients qui échappent au patient et sont donc hors de son contrôle.


Pour la majorité, cependant, le terme psychosomatique (psyché + soma) indique qu’une maladie a été générée ou est aggravée par un processus psychologue sous-jacent à celle-là. Dans le cadre de ce raisonnement, les médecins de l’Institut de Psychosomatique de Paris affirment que toute maladie est psychosomatique, car l’esprit participe toujours à tout processus de maladie.


Bien que cette position représente un grand progrès par rapport à la médecine strictement organiciste, il reste des vestiges de la dichotomie corps//esprit, des restes qui se dissolvent avec les découvertes de la Neuroscience, qui opèrent dans un autre paradigme scientifique – le paradigme holistique.


Selon Crema (1989), le paradigme (du grec paradeigma) correspond à un schéma de description, d’explication et de compréhension de la réalité, partagé par une communauté et capable de générer des théories, influençant le processus d’apprentissage. Il englobe les croyances, les valeurs et les techniques.


Nous allons commencer l’exposition en présentant les principales conceptions du paradigme cartésien-newtonien, encore dominant dans notre culture, et ses reflets sur le domaine de la santé. Nous passerons ensuite au paradigme holistique, en soulignant les différentes conceptions du monde, de l’être humain, de la santé et de la maladie, qui constituent de nouvelles bases pour le domaine de la psychosomatique. Les découvertes récentes en Neuroscience seront ensuite éxaminées.


Enfin, nous montrerons comment, dans ce nouveau paradigme, la science de l’Occident s’approche des traditions philosofiques-religieuses de l’Est et des postulats de base du psychologue nord-americain Carl R. Rogers concernant l’être humain et son fonctionnement.


  1. Le Paradigme Cartesien-Newtonien:


Comme Capra (1989) l’a souligné, dans ce paradigme, l’accent est mis sur les structures et celles-ci sont analysées en réduisant l’ensemble à ses parties constituantes, par l’influence du modèle atomistique de la réalité. L’hypothèse est que l’analyse isolée des parties et leur junction à la fin dans l’ensemble conduisent à la connaissance de cet ensemble.


Le modèle de causalité adopté est celui de la causalité logico-linéaire, c’est-à-dire que l’événement A provoque l’événement B, qui à son tour provoque l’événement C dans une séquence unidirectionnelle, ayant toujours une cause spécifique pour un événement spécifique. De cette façon, tout est réellement prédéterminé et se produira toujours de la même manière.


Selon Brandão (2018), si nous observons l’influence de ce paradigme sur le domaine de la santé, nous pensons que la maladie est conçue comme un facteur externe qui attaque l’organisme en le désorganisant. Le patient devient un être passif, patient (et comment!), puisqu’il n’est pas responsable de sa maladie et de sa guérison non plus. Celle-ci s’agit de l’élimination des symptômes physiques et, s’il n’y a pas de symptômes physiques observables, ou quantifiables par des tests de laboratoire, ou détectés par des images, il n’y a pas de maladie. Le médecin, par une intervention purement physique et focalisée, sera responsable de l’élimination ou du contrôle de la maladie.


Capra souligne également la fragmentation de l’enseignement universitaire et la prolifération de spécialités médicales dans des segments de plus en plus petits du corps, perdant ainsi la perception de la personne en tant qu’ensemble intégré.



  1. Le Paradigme Holistique:


Dans ce nouveau paradigme, l’emphase est mise sur les processus, cherchant à comprendre les différentes interconnexions dynamiques entre les parties et celles avec le tout. De cette manière, la visión de la totalité se maintient et chaque totalité est vue et comprise dans son singularité.


Comme nous a montré la Physique Quantique, la réalité se présente avec plusieurs changements en se produisant simultanément et continuellement. Et dans cette danse cosmique, rien n’est prédéterminé. Ce qui existe, ce sont des probabilités d’événements à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit. L’univers est constamment creé et recreé à plusieurs niveaux.


Pour Weil (2004), en tant que reflet de cette nouvelle vision sur le domaine de la santé, la maladie apparaît  comme le résultat d’un déséquilibre et d’une désharmonie qui se manifestent d’abord au  niveau énergique de l’organisme et ensuite au niveau physique. L’intégration de l’ensemble est affectée.


Brandão (2018) souligne que le patient est ici conçu et traité comme un être actif, responsable de sa maladie et de son traitement, encouragé à agir en tant qu’agent du processus de guérison, du rétablissement et du maintien de sa santé. Le traitement ne parvient pas à se fixer aux symptômes uniquement physiques et commence à exiger des changements chez toute la personne, impliquant son comportement, ses attitudes et ses sentiments par rapport aux autres, à soi-même et à la vie. La guérison est donc liée à l’évolution de la conscience humaine et, dans ce processus, le médecin dans sa function doit récuperer sa racine latine (docteur – docere = enseigner) et agir comme un facilitateur de ces changements chez le client, en collaboration avec d’autres professionnels de la santé, dans une approche transdisciplinaire.


  1. La Conception Systémique:


Dans le paradigme holistique, nous avons la conception systémique de la vie. Dans cette conception, les organismes sont compris comme des systèmes autorégulateurs, présentant dans leur fonctionnement des fluctuations continues, multiples et interdépendentes. Chez l´homme, cette conception conduit à la reconnaissance et à l’appréciation des mécanismes de guérison internes de l’organisme, englobant les processus de reparation et de régénération, ainsi que les mécanismes d’homéostasie et d’adaptation.

 

 La santé est également conçue comme un processus d’activité et de changements continus qui se développent en tant que réponses créatives de l’organisme/personne aux défis qui se posent en relation avec le milieu. C’est-à-dire que la santé exige de la flexibilité. Les organismes présentent aussi deux tendances fondamentales et complémentaires – l’auto-affirmation et l’intégration au milieu, la santé correspondant à un équilibre entre ces deux tendences.


Weil (2004) a souligné que les mots hale (sain), heal (guérir), health (santé), holy (sacré), holiness (sainteté) et whole (tout) ont la même racine anglo-saxonne qui signifie complétude. De cette manière, la médecine et la religion semblent avoir le même objectif qui est de restaurer la totalité. La santé représente le corps et l’esprit fonctionnant de manière harmonieusement intégrée l’un avec l’autre et en relation avec le milieu. La santé est la complétude et l’équilibre.


  1. L’Erreur de Descartes:

Capra (1989) a bien examiné l’influence et les effets de la dichotomie cartésienne corps//esprit dans la culture occidentale.


Damásio (1996), un neuroscientifique portugais, est parti des études de patients présentant des lésions dans le lobe préfrontal du cerveau et a conclu que le cerveau et le reste du corps forment un organisme indivisible. Il a souligné l’existence de deux voies de communication bidirectionnelle entre le cerveau et le corps: 1.Le circuit biochimique, composé d’hormones, de neurotransmetteurs et d’interleukines, entre autres substances circulant dans le sang, impliquant les systèmes endocrinien, nerveux et immunitaire; 2. Le circuit neural, formé par le système nerveux autonome (SNA) et le système nerveux volontaire (SNV).


Damásio a également fait tombé par terre la dichotomie entre raison et émotion, qui étaient associées aux structures évolutivement différentes du cerveau. Les structures les plus primitives – le tronc cérébral, l’hypothalamus et le système limbique, qui constituent le cerveau reptilien et le cerveau émotionnel, respectivement – sont liées au fonctionnement des processus vitaux fondamentaux (respiration, digestion, rythme cardiaque, température, équilibre hydrosalin), aux instincts liés à la préservation de l’espèce (sexualité et agression) et aux émotions primaires. D’autre part, le néocortex correspond à la structure la plus évoluée, responsable de la rationalité, impliquant les fonctions cognitives supérieures (pensée, planification, action intentionnelle, langage, volonté et contrôle conscients, perception, raisonnement et mémoire intelectuelle).


Damásio a conclu que la rationalité néocorticale de l’être humain ne s’est pas dévelopée et n’agit pas indépendamment des structures les plus primitives du cerveau, liées aux émotions et au corps, mais qui dépend des ces structures. D’autre part, il a découvert que l’émotion correspond en fait à un processus d’évaluation mentale, qui part de considérations dans le cortex frontal, qui active donc le système limbique et celui-ci, à son tour, envoie des messages au système nerveux autonome, au système endocrinien et au système nerveux volontaire, générant un état emotionnel du corps. Le système limbique envoie également des messages au tronc cérébral, influençant la régulation du corps et, puis, de retour au córtex, affectant l’efficacité des processus cognitifs.


En d’autres termes, les émotions impliquent et dépendent des processus cognitifs, reliant le corps et l’esprit et affectant ces processus. Ainsi, un état émotionnel négatif du corps, tel que la dépression, ralentit la pensée, qui devient aussi pauvre, et rend le raisonnement inneficace, alors qu’un état émotionnel positif du corps rend la pensée plus rapide et plus riche et le raisonnement également rapide, mais pas nécessairement efficace, comme dans la manie.


  1. La Neuroscience:

La découverte de récepteurs, sur les membranes de cellules, et de ligands, substances qui traversent les fluides extracellulaires et se couplent à leurs récepteurs, a marqué l’existence d’un circuit parasynaptique, c’est-à-dire, extérieur aux synapses, de communication, représentant un second système nerveux.


Pert (2003) et d’autres neuroscientifiques, au fil de leurs recherches, ont découvert que: 1. Quatre-vingt quinze pour cent des ligands sont des peptides, c’est-à-dire, des chaînes d’acides amines; 2. Chaque peptide est produit dans de nombreuses parties du corps; 3. Tout peptide est potentiellement un neuropeptide, ayant des récepteurs dans toutes les parties du cerveau; 4. En tant que véhicules de ce réseau de communication, les peptides sont considerés comme les molécules d’information.


À partir de la découverte de ce second système nerveux, circulant dans tout l’organisme, les neuroscientifiques ont développé le concept de “cerveau mobile”, qui correspond à un flux d’informations dans tout le corps. Dans ce flux, qui opère de manière complexe et orchestrée, l’intelligence se trouve dans les cellules, les organes et les systèmes, indiquant la “sagesse du corps”. Puisque les neuropeptides et leurs récepteurs ne sont pas seulement dans le cerveau, mais dans tout le corps, on peut dire que l’esprit est dans le corps. Et le corps devient la manifestation extérieure de l’esprit, ou plutôt le corps est l’esprit subconscient. De cette façon, nous arriverons au concept de “corps-esprit” (bodymind en anglais).


Pert souligne que les neuropeptides et leurs récepteurs composent la biochimie des émotions, transformant l’information en réalité physique et l’esprit en matière. Les émotions unissent donc le corps et l’esprit et sont vécues par tout l’organisme, englobant tout l’être. De cette façon, toutes les émotions sont saines.


La répression et  la négation des émotions provoquent un blocage ou un flux de peptides insuffisant, nuisant gravement à l’intégrité du système et, d’une part, provocant le collapsus des processus vitaux et des dommages aux mécanismes internes de guérison de l’organisme, entraînant le développement des maladies. D’autre part, un blocage ou un flux insuffisant de peptides dans le cortex préfrontal conduit à une limitation de la conscience, et, en conséquence, à une répétition des schémas de comportement et de sentiments.


       6. Les Traditions Philosophique-Religieuses de l'Orient:

Dans son livre, Le Tao de la Physique, Capra (1989) a établi un parallèle entre les découvertes récentes de la Physique Quantique et les philosophies religieuses millénaires de l'Orient, démontrant une convergence de la vision du monde et de la visión de l’être humain entre l'est et l'ouest, entre religion et science. Crema (1989) l'a représenté métaphoriquement comme les deux ailes d'un oiseau, toutes les deux également nécessaires, travaillant ensemble de manière synchronisée pour que l'oiseau puisse voler. Encore une fois, nous avons la complétude et l’équilibre ici.


            6.1. La Philosophie Védique:

L'intelligence est considérée comme la force fondamentale de la nature, faisant partie de l'univers entier et étant présente dans chaque cellule de l'organisme humain, régulant les fonctions essentielles par des hormones, des enzymes, des anticorps et etc, corroborant les découvertes de la Physique Quantique, de la Psychosomatique Holistique et de la Neuroscience.


Chopra (Brandão, 2000), directeur du centre de santé Maharishi Ayurveda aux États-Unis, associant l'esprit aux états de santé et de maladie, a indiqué que les états d'esprit positifs provoquent des modifications chimiques dans le cerveau, qui ont un effet bénéfique sur le corps. Par contre, les états de pensée négatifs génèrent des modifications chimiques néfastes pour le corps. De cette manière, le rapport entre les différents neurotransmetteurs dépendra de l'état d'esprit exercé par la personne dans son quotidien, c’est à dire, dépendra des pensées qu'elle cultive.


  L'évolution correspond à un processus de la vie elle-même, opérant au niveau biologique et au niveau du cosmos. Dans le cas de l'être humain, cette évolution se produit également dans sa conscience, de manière à atteindre la compréhension de la totalité de la vie. La sagesse ne consiste pas à intervenir, mais à se livrer à ce processus et au flux de l'intelligence. La maladie se développe à la suite de l'interruption de ce flux. Par contre, la santé signifie un fonctionnement équilibré et intégré avec ce flux.


  Ce flux d'intelligence fonctionne selon des cycles et des rythmes qui s’alternent, s'interpénètrent et interagissent en nous et en dehors de nous, faisant tous partie de la même danse cosmique - la danse du dieu Shiva. Et c'est à travers la méditation transcendantale que l'individu peut entrer en contact avec le niveau quantique de l'univers et agir dans ce niveau  également présent dans son corps, pour équilibrer son esprit et, par conséquent, son corps.


            6.2. La Philosophie Chinoise: 

L'harmonie de l'énergie correspond à la loi fondamentale de l'univers, l'harmonie entre les deux forces opposées et complémentaires (yin et yang) de l'énergie ch'i, qui génère l'univers entier. Ces forces s'expriment à tous les niveaux, s’alternant par cycles - expansion et contraction, repos et activité, jour et nuit, été et hiver.


Comme l'a souligné Brandão (2000), l'être humain est conçu comme une réplique de l'univers, également en mouvement continu, sous l'influence des cycles de la nature et de ses cycles internes, qui génèrent des changements dans la quantité et la répartition de l'énergie dans son corps. Le déséquilibre des forces yin et yang est à l'origine de la maladie. Il est donc nécessaire de rétablir l'équilibre à ce niveau énergique pour rétablir la santé.


L'énergie de l'être humain traverse douze canaux principaux, appelés méridiens, associés aux principaux organes / fonctions physiques, à une émotion ou à un sentiment. Ils sont également associés à un comportement ou à une attitude dans la vie. Ça veut dire qu’ils concevoient l'influence des émotions dans le flux d'énergie et par conséquent dans le corps physique.


La maladie débute par une congestion d’énergie dans les méridiens et, si elle n’est pas corrigée à ce niveau, elle se transforme en un symptôme clinique observable - un changement de fonction ou une blessure. La santé comprend pas seulement le corps physique, mais également les attitudes mentale, émotionnelle et spirituelle. Elle dépend aussi de l'harmonie avec les cycles internes de l'organisme et les cycles externes de l'environnement. La sagesse consiste à reconnaître ces cycles et à agir en conséquence. Le concept de wuwei (traduit par non-action) signifie en réalité «non-ingérence», pas passivité mais «action harmonieuse et intégrée dans le flux de la vie».


     7. La Vision de Carl R. Rogers:

7.1. La Théorie Holistique de Kurt Goldstein:

En développant sa conception de l'être humain, Carl Rogers s'est largement appuyé sur les études du neurologue Kurt Goldstein à propos des soldats cérébrolésés de la Première Guerre Mondiale. Goldstein a développé une théorie holistique sur le fonctionnement de l'organisme, basée sur la théorie de la Gestalt. Selon Lima (n.d.), il considère l'organisme humain, la personne, comme une totalité en interaction avec le milieu. Ou, du point de vue du champ, il perçoit la personne comme un sous-système au sein de systèmes progressivement plus larges.


             D'autre part, l'organisme lui-même est compris comme un système formé de plusieurs sous-systèmes, de sorte que lorsqu'un stimulus parvient à un sous-système, il favorise les modifications de l'organisme dans son ensemble, visant à l'équilibre du système global.


            Cette organisation, cette unité et cette intégration de la personne s'expriment à travers une tendance inhérente à la croissance et à une autorégulation organismique. Les actions nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme apparaissent comme des besoins à être actualisés en relation avec le milieu, tandis que l'organisme doit faire face aux demandes de ce milieu. De ces deux aspects - besoins internes et demandes externes - dépend  l'équilibre dynamique de l'organisme.


          Comme l'a souligné Votsmeier (1996), Goldstein considère que les symptômes ne résultent pas de certaines lésions, mais de réponses de l'organisme comme une totalité à certains problèmes rencontrés par la personne. De cette façon, il se demande comment le symptôme agit dans la préservation de l'organisme et cherche à obtenir une plus grande réalisation de cette personne dans son unicité. Cette perspective met l'accent sur une fonction adaptative des symptômes, permettant une compréhension plus profonde d’eux.


           La tendance à la réalisation de soi est donc décrite comme la motivation de base de chaque activité de l'organisme. Et, comme le souligne Lima (n.d.), si les réponses du corps vont à l'encontre de cette tendance, c'est parce que l'organisme se trouve dans des conditions de fonctionnement défavorables. Sur ce point, Goldstein souligne les effets négatifs de l’anxiété sur les aspects physique et mental, déstabilisant le fonctionnement de l’organisme dans son ensemble.


7.2. La Théorie Organismique de Carl Rogers:

        Selon Rogers (Gondra, 1981), l'organisme humain est une Gestalt ou configuration organisée, réagissant dans son ensemble à la réalité, telle qu'elle est vécue et perçue. Étant une Gestalt, un système organisé, l'organisme transcende la simple somme de ses parties. Et la modification d’une partie implique nécessairement le changement des autres parties et du tout, puisque le système est régi par les lois de l’intercommunication et de l’interdépendance des parties les unes avec les autres et d’elles avec le tout, en plus de reposer sur le principe de la cohérence interne. 


        Le terme «organisme» va au-delà de la conception médicale traditionnelle, qui ne concerne que les fonctions physiques et les tissus, pour désigner l'ensemble des aspects corporels et psychiques de l'être humain, aspects inexorablement indissociables, qui s’ interpénètrent et se déterminent mutuellement.


Dans cette totalité, l'expérience de l'individu - ses sentiments, ses pensées, ses émotions - apparaît comme un élément extrêmement important dans la détermination de sa santé, ayant une relation étroite entre l'expérience et la biochimie de l'organisme.


Pour Rogers (1977), le monde des expériences de l'individu, dont il est le centre et qui est en constante mutation, comprend tout ce que l'organisme dans son ensemble ressent, qu'il s'agisse d'un enregistrement au niveau de la conscience ou non. Ce champ d'expérience est la réalité à laquelle l'organisme réagit. En modifiant le champ, le comportement de l'organisme se modifie, c'est-à-dire pas seulement son comportement observable de l'extérieur, mais également ses réactions physiologiques.


L’organisme humain a un système moteur, appelé tendance actualisante, la même force directionnelle observée tout au long de la vie organique et dans l’univers lui-même. Cette tendance englobe pas seulement la notion étroite de motivation, liée à la préservation de la vie grâce à la satisfaction des besoins et à la réduction des tensions, mais également à l'expansion de l'organisme vers un dépassement continu de son statu quo et à l'accroissement de sa capacité d’ action autonome. Elle préside aux fonctions physiques et expérientielles, c’est-à-dire qu’elle guide le développement physique et psychique de l’être humain, agissant dans sa totalité, recherchant sa conservation et son enrichissement, en fonction des possibilités et des limites du milieu, telles qu'elles sont  perçues par la personne et selon la perception qu'elle a d’elle-même.


- Conclusion:

Nous vivons la transition vers un nouveau paradigme scientifique, fondé sur les découvertes de la Physique Quantique, qui a défini une nouvelle vision de la réalité, la vision holistique, axée sur la perception de la totalité et sur des processus continus de changements interdépendants. Cette nouvelle vision a de profondes répercussions sur de nombreux domaines de la connaissance humaine. La Neuroscience est un de ces domaines, qui est en train de dissoudre la conception dualiste, cartésienne de l’être humain, selon laquelle on a un esprit distinct du corps et, dans l’esprit, la raison séparée de l’émotion. La Neuroscience parle alors de «corps-esprit», de «cerveau mobile», en tant que réseau dynamique et intégré d'informations à travers l'organisme. Elle parle également de «sagesse du corps», où l'intelligence est présente dans chaque cellule, organe et système de l'organisme. La raison et l'émotion sont inexorablement liées et fonctionnent de manière interdépendante dans le comportement de l'être humain.


Il devient inévitable de s'associer toutes cettes découvertes aux concepts d’"organisme", de "tendance actualisante" et de "processus d'évaluation organismique", développés par C. Rogers dans les années 40 du siècle dernier, bien avant l'émergence du nouveau paradigme. Cette association des concepts de Neuroscience et des concepts de Rogers fournit une confirmation et un soutien scientifique à ces derniers concepts.


D'autre part, nous voyons que la vision quantique de l'univers et les découvertes de la Neuroscience s’accordent avec la vision moniste et totalisante de l'être humain, déjà présente depuis des millénaires dans les traditions philosophique- religieuses de l'Orient et avec laquelle les conceptions de Rogers ont des affinités.

Il paraît que “tous les chemins mènent à Rome”. Et on y va !


- Références:

BRANDÃO, L. Psicossomática – A evolução. Curitiba: Ed. CRV, 2020.

BRANDÃO, L. Câncer – uma maneira de crescer. Curitiba: Ed. CRV, 2018.

BRANDÃO, L. Psicologia Hospitalar – uma abordagem holística e fenomenológico-existencial. Campinas: Ed. Livro Pleno, 2000.

CAPRA, F. O Ponto de Mutação. São Paulo: Ed. Cultrix, 1989.

CREMA, R. Introdução à Visão Holística. São Paulo: Ed. Summus, 1989.

DAMÁSIO, A. O Erro de Descartes. São Paulo: Companhia das Letras, 1996.

GONDRA, J.M. La Psicoterapia de Carl Rogers. Bilbao: Desclée de Brower, 1981.

LIMA, P.V.A. A Teoria Organísmica de Kurt Goldstein. Disponível em: ‹http://www.igt,psc.br//Artigos/teoria_organismica.htm›. Acesso em: 11 jul 2010.

PERT, C.B. Molecules of Emotions. New York: Scribner Edition, 1997.

ROGERS, C.R. e KINGET, G.M. Psicoterapia e Relações Humanas. vol. I. Minas Gerais: Interlivros, 1977.

VOLTSMEIER, A. Kurt Goldstein and Holism. Disponível em: ‹http://www.Gestaltpsychotherapie.de/LAgo_ho.pdf›. Acesso em: 11 jul 2010.

WEIL, A. Health and Healing. New York: Houghton Mifflin Co., 2004.    

 
 
 

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